"Alors que le marché et l’État monopolisaient l’organisation des grandes formes d’action collective, avec Internet, la baisse drastique des coûts de mise en place de systèmes auto-organisées à large échelle autorise les individus à créer des formes collectives dont ni le marché ni l’État ne prendraient l’initiative.
Clay Shirky soutient que le monde numérique bouleverse le séquençage temporel de l’action collective. Dans le modèle traditionnel de formation des collectifs, les individus qui partagent d’abord des valeurs communes, établissent ensuite entre eux des mécanismes de coordination afin de partager enfin des ressources. Dans le modèle des « coopérations faibles », la séquence est inversée : les individus partagent systématiquement leurs ressources, afin de découvrir des personnes avec lesquelles ils se coordonnent, pour produire ensemble des valeurs communes.
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